Charte de l’institut d’écologie sociale et de communalisme

Tout membre de l’IESC adhère aux objectifs et principes de l’écologie sociale, qui sont les suivants :

  • lutter contre toutes les dominations et toutes les hiérarchies ;
  • porter une critique radicale du capitalisme et rechercher son remplacement par une auto-organisation de la production et des échanges, suivant une réflexion collective sur les besoins, avec propriété collective des principaux moyens de production et d’échanges, et abolition du salariat ; 
  • lutter contre la confiscation du pouvoir politique entre les mains d’une petite minorité, et œuvrer à son remplacement par une confédération d’assemblées populaires générales et souveraines, en démocratie directe en vis-à-vis, avec mandats impératifs pour toute délégation ;
  • arrêter la destruction et l’instrumentalisation de la nature et rechercher des manières d’habiter les milieux qui favorisent leur épanouissement et l’harmonie entre les diverses formes de vie ;
  • lutter contre les projets inutiles, contre le gigantisme et pour la décentralisation physique et politique des mégapoles ;
  • mettre au point des techniques et des énergies décentralisées, non polluantes et non dégradantes, choisies et maîtrisées par la communauté, susceptibles de libérer des tâches pénibles et abrutissantes afin de dégager du temps pour l’implication politique et les autres activités plus élevées ;
  • bâtir une communauté politique qui soit à la fois locale et ouverte, accueillante à toutes les origines et identités, dans les limites du respect mutuel ; lutter contre le nationalisme et la xénophobie ;
  • donner à l’ensemble de la population les moyens, l’envie et les capacités de s’impliquer ; 
  • participer à la conception de réseaux de solidarité et d’échanges entre les diverses expériences communalistes à travers le monde. 

Le communalisme exclut par principe de participer à des listes électorales mixtes avec des partis et des professionnels de la politique, ainsi qu’à une démocratie « participative » où tout le pouvoir n’est pas aux assemblées. Il tend par ailleurs à se détacher de toute collaboration avec des entreprises capitalistes ou avec des institutions étatiques.   

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