Défaites vos idées toutes faites

… Sur l’autonomie collective et individuelle

La notion d’autonomie ayant de multiples usages, il n’est pas toujours facile de savoir en quel sens elle est visée dans le projet d’une confédération de communes libres — ou autonomes ? —, composées d’individus libres — ou autonomes. Bookchin lui-même n’a pas facilité la tâche en opposant l’autonomie, qui serait l’indépendance illusoire de l’individu par rapport au collectif, et la liberté, qui signifierait l’épanouissement de l’individu grâce à son existence sociale (voir par exemple Changer sa vie sans changer le monde, Agone, p. 26-38).

Une telle opposition semble ignorer l’une des plus importantes pensées de l’autonomie au sens étymologique du terme (« se donner à soi-même sa propre loi »), qui s’applique à la fois aux sociétés humaines et aux individus formés par elles et les transformant en retour. Cette pensée a été particulièrement développée par Cornelius Castoriadis (1922-1997), philosophe, économiste et psychanalyste, en particulier dans son œuvre majeure L’institution imaginaire de la société, qui établit des fondements théoriques solides au service d’une perspective émancipatrice et révolutionnaire.

Castoriadis évoque lui-même sa théorie de manière très claire et synthétique dans cette interview :

Pour davantage de précisions, on peut aussi consulter des cours d’université populaire ici : http://www.université-populaire-de-marseille.net/castoriadis_2013/index.html

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